• Vertus supposées de la technologie et bricolages quotidiens…

    Comme les bibliothécaires borgésiens de Babel qui cherchent le livre qui leur donnera la clé de tous les autres, nous oscillons entre l’illusion de l’achevé et le vertige de l’insaisissable. […] Entre les deux, en tous cas, il n’est pas mauvais que nos bibliothèques servent aussi de temps à autre de pense-bête, de repose-chat et de fourre-tout”, Georges Perec (Penser/Classer)

    Il n’y a pas si longtemps, quand on voulait s’emparer du pouvoir politique, il suffisait de contrôler l’armée et la police [...] Aujourd’hui un pays appartient à celui qui contrôle les communications”, Umberto Eco (La guerre du faux)

    La marche technologique balaye les faibles, comme les guerres d’autrefois : elle réinvente le sacrifice humain, de façon douce ; elle fait régner l’harmonie par le calcul”, Pierre Legendre (La fabrique de l’homme occidental)

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    De ces trois citations, nous tirons l’organisation du présent ouvrage : face aux technologies présentées comme chargées de vertus pour classer et penser, organiser les relations humaines, conserver et partager, attelons-nous à en déjouer les pièges. Un étrange et fascinant parallèle entre les écrits du Moyen-âge et le numérique de ce début de XXIème siècle fournit la trame d’histoires qui dévoilent une série de paradoxes : du rangement au désordre (chapitre 1), de l’organisation au contrôle (chapitre 2), du partage à l’exclusion (chapitre 3).

    Cherchons ensemble à comprendre les fondements et les enjeux de ces paradoxes ainsi que nos façons malignes de nous en sortir la tête haute.

     

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